Toi et moi sur un banc …

Quelque part en France, fin mai ou début juin.

Chris avait envie d’une pâtisserie ; il raffolait des éclairs au café. Or, sa boulangerie préférée étant fermée pour deux semaines, cela l’obligeait à changer ses habitudes et à se rendre un peu plus loin. Un avantage toutefois : pour gagner du temps, il coupait à travers un parc public dans lequel il n’avait jamais mis un pied auparavant. Il y pénétrait par l’entrée principale et ressortait par à l’autre bout. Le printemps était déjà bien avancé et les parterres de fleurs, une véritable explosion de couleurs.

Dans une allée secondaire, une femme seule prenait le soleil sur un banc. Chris fit un détour et ralentit le pas afin de mieux pouvoir la détailler : a priori de taille moyenne, elle portait une petite robe noire et un chapeau de paille. Jambes croisées, elle se tenait de dos bien droit, un bras posé sur le dossier du banc., ce qui mettait sa généreuse poitrine en valeur. Chris lui trouva une certaine arrogance dans la posture, mais aussi une allure folle : il y avait un je-ne-sais-quoi d’Audrey Hepburn en elle.
Chris distinguait à présent son visage encadré de cheveux châtain foncé. Quel âge pouvait-elle bien avoir ? Bien que nul à ce jeu, il s’y risqua tout de même et tabla sur une cinquantaine d’années, 55 tout au plus.
Alors qu’il passait devant elle, elle releva la tête et lui adressa un large sourire, ses yeux plantés dans les siens. D’un physique banal et d’une grande timidité, il ne faisait jamais le premier pas et comptait habituellement sur son humour et son esprit pour séduire. Il n’avait pas l’habitude de ce genre d’attention et en fut troublé.
Oublié l’éclair au café. Une fois passé le portillon, il se précipita dans une librairie, acheta le premier magazine qui lui tomba sous la main et revint s’asseoir dans le parc, sur le banc situé en face de la belle. Ses espoirs furent rapidement douché en raison de l’indifférence qu’elle lui témoigna. Peut-être s’était-il fourvoyé ?
Quoi qu’il en soit, il ne se laissa pas démonté et fit semblant de parcourir son magazine tout en la reluquant de pieds en cape.
Sa jambe droite croisée sur la gauche, le pied en l’air battait la mesure ; probablement avait-elle une air de musique en tête. Elle portait de fines sandales blanches à brides dont les fins talons noirs étaient le parfait prolongement des jambes de la dame. Le galbe du mollet était délicat, la peau très légèrement halée. Cela ne devait pas être sa toute première exposition au soleil de l’année, mais presque. Le bas de la robe s’arrêtait à mi-cuisse, empêchant Chris d’en voir davantage.
Pour donner le change, Chris tourna une page et fit semblant de lire. La dame continuait de regarder ailleurs. Il était incapable de savoir s’il s’agissait d’une feinte indifférence. Il reprit sa revue de détails : comme en attestait le haut de sillon mammaire qui était visible, elle avait vraiment une très généreuse poitrine qui tendait un peu plus l’étoffe de sa robe à chacune de ses inspirations. Chris n’était pas fan des gros seins. Il préférait les poitrines plus menues qui, selon lui, avaient une meilleure tenue dans le temps. Il avait d’ailleurs une formule de gougeât pour résumer sa pensée : « Des gros seins, c’est joli à 20 ans, mais passé un certain âge, ça devient des loches. » La poitrine de la dame en face de lui semblait toutefois avoir encore beaucoup de tenue. [Alors, gros con plein de certitudes, tu commence à changer d’avis ?, se dit-il.] Il ne put s’empêcher de se demander si, sous les bretelles de la robe, se cachait un soutien-gorge ou si les seins étaient en liberté. Les bras nus étaient au soleil, mais les épaules, nues elles aussi, et le visage de la dame se trouvaient à l’ombre du large bord du chapeau de paille qu’elle portait encore. Impossible de voir ses yeux. Par contre, ce qui n’échappa à Chris, ce fut l’anneau doré qui ornait l’annulaire gauche : apparemment, la dame était mariée.

Même s’il ne prenait plus désormais la peine de tourner les pages, Chris faisait toujours semblant de lire. C’est alors qu’avec une lenteur infinie, et en l’ignorant toujours, l’inconnue décroisa les jambes et les écarta légèrement. Chris faillit s’étrangler avec sa salive : il airait juré qu’elle ne portait pas de culotte. Après une minute ou deux, le mouvement se poursuivit et les jambes se croisèrent à nouveau, la gauche au dessus de la droite. La parfaite symétrie de la position précédente, à détail près : la dame s’était tourné sur le côté, sa cuisse gauche était désormais entièrement découverte, l’arrondi de la fesse visible. Le doute n’était plus permis : la coquine l’avait fait exprès et était en train de l’allumer. Comprenant que ce n’était plus lui qui menait le jeu, Chris posa son magazine et mata ouvertement ce corps qu’il commençait à désirer.

Le regard de la dame finit par croiser la sien. Il espérait un sourire de connivence qui n’arriva pas. Bien au contraire, elle semblait plutôt contrariée. Elle se leva et marcha droit sur lui. Non, elle ne marchait pas mais sembler glisser avec grâce. Elle mesurait environ 1m60 (déduction faite de la hauteur de ses talons) et n’était pas aussi mince que ce qu’il avait cru. Mais pas grosse non plus. Pour employer un terme à la mode, c’était une jolie mature, avec quelques rondeurs très appétissantes. Il s’était aussi trompé aussi sur sa tenue : ce n’était pas une robe qu’elle portait mais une jupe et un haut, lequel comportait un empiècement de tulle noir sous la poitrine. Il trouva ce détail adorablement sexy.

Elle prit place à côté de lui. Comme elle regardait droit devant elle, il en fit autant.
– Comme vous ne vous décidez pas à venir me rejoindre, c’est moi qui me déplace, lui dit-elle.
Contrairement à ce qu’il redoutait, il n’y avait aucune animosité ; la voix était plutôt aiguë, le ton neutre, avec une pointe d’espièglerie. Apparemment, elle s’était bien amusé de lui. Chris ne trouva rien à répondre.
– Est-ce que le spectacle vous à plu ?
– Vous êtes une très jolie femme. Je me prénomme Chris. Et vous ?
– Vous n’avez qu’à m’appeler Noémie.
– Ce n’est pas votre vrai prénom ?
– Si, peut-être. Ou pas. Franchement, est-ce si important que cela, le prénom que l’on ? D’autant qu’en fait, cela en dit plus sur nos parents que sur nous-même car c’est eux qui l’ont choisi.
Chris était un peu dérouté par cette réponse qui lui semblait pourtant frappée au coin du sens. Elle reprit.
Donc Monsieur Chris aime mater les vieilles dans les parcs ?
Je ne peux pas vous dire cela, que vous êtes vieille. D’autant que nous n’avons pas tant d’années que cela d’écart. En fait, vous m’avez démasqué dès le début.
Oui, le coup du magazine, c’est d’un convenu ! Mais ce n’est pas exactement cela non plus : je vous attendais.
– C’est à dire ?
– Je ne vous attendais pas vous personnellement, mais j’espérais bien qu’un homme viendrait s’asseoir dans ce coin isolé du parc.
– En somme, vous êtes exhibitionniste ?
– Tout de suite les grands mots. Traitez-moi de salope, aussi, tant que vous y êtes. Disons que j’aime plaire. Et pourquoi toujours mettre les gens dans des cases ? Moi, je ne vous dit pas que vous êtes un voyeur ou un pervers. Bien au contraire, cela m’a plu que vous me reluquiez. Quelques instants de séduction dans ce monde de brute, cela ne peut pas faire de mal.
Chris faillit faire allusion à son alliance mais se retint.
Est-ce que vous faites cela souvent ? Je vous pose cette question car c’est la première fois que je passe dans ce parc.
Noémie, appelons-là ainsi, se tourna vers lui.
– Vous êtes trop curieux, Monsieur.
– Désolé. Vous avez déjà dû vous en rendre compte, je ne suis pas très doué pour faire la conversation.
– Arrêtez de vous dénigrer et parlez-moi plutôt de vous. Pas de votre métier, cela je m’en fiche, comme de savoir si vous êtes marié ou avez une copine. Qu’aimez-vous faire de votre temps libre ? Quelles sont vos lectures, les musiques que vous écoutez, ce genre de choses ?
Ces questions eurent pour effet de mettre Chris totalement à l’aise. Ils échangèrent sur leurs goûts respectifs ; ils étaient volubiles et comme seuls au monde.

Soudain, Noémie retira son chapeau et se pencha vers Chris.
Embrassez-moi, lui chuchota-t-elle.
Chris approcha son visage de celui de Noémie. Il percevait les effluves de son parfum : aucun doute, elle portait La petite Robe noire de Guerlain. Ses lèvres n’étaient plus qu’à quelques centimètres de celle de Noémie quand il s’arrêta.
– Vous êtes sure ?
– Certaine ! Ne vous faites pas prier.
Il y avait une pointe d’agacement et d’impatience dans sa réponse.
Il posa un premier baiser sur les lèvres fines, timidement, délicatement. Noémie le lui rendit, puis leurs bouches s’ouvrirent, leurs langues se touchèrent enfin. Chris en fut électrisé. Ils s’embrassaient désormais à pleine. En fait, c’est une fois de plus Noémie qui menait la danse. Une main sur la nuque de Chris, elle le maintenait contre elle et lui bouffait littéralement la gueule. Il n’avait jamais embrassé d’homme, et pourtant il se dit que c’était ainsi que Noémie était en train de l’embrasser : comme un mec. Il fallait qu’il se rendît à l’évidence : il était tombé sur une maîtresse-femme.
Elle relâcha son étreinte et posa sa main sur le pubis de Chris
On dirait que je vous fais de l’effet, mon salaud. Vous bandez comme un âne.
Oui, me plaisez beaucoup.
Et il recommença de l’embrasser et lui pelotant les seins. Il avait une des réponses aux nombreuses questions qu’il s’étaient posées : non, elle ne portait pas de soutien-gorge, et oui, ses seins étaient encore fermes. Ils auraient tant aimé les libérer de toute contrainte afin de mieux les caresser, d’en mordiller les tétons, lesquels dardaient désormais les pointes sous l’étoffe synthétique. Mais l’endroit où ils se trouvaient ne le permettait pas.
Vous aussi, vous semblez très excitée.
Jugez par vous même, répondit-elle en retirant la main de Chris de sa poitrine pour la glisser sous sa jupe.

Autre réponse : elle ne portait pas non plus de culotte, string ou autre tanga. Afin de lui faciliter l’accès, elle écarta les cuisses. Aucun poil non plus. Toute la douceur d’une vulve entièrement épilée.
A tâtons, il écarta les grandes lèvres et trouva l’entrée du vagin. Celui-ci lui paru étroit, comme encombré. L’index qu’il est ressortit était parfaitement lubrifié de la mouille de Noémie. Il remonta lentement vers le clitoris qu’il fit rouler par de petits mouvements concentriques. Puis il retourna humidifier ses doigts dans le vagin : les sécrétions étaient beaucoup plus abondantes. Faute de pouvoir y mettre la langue (Quel dommage ! Lui qui aimait tant les cunilingui.), il porta sa main à sa bouche afin de connaître son goût.
Puis il reprit son ouvrage, alternant les petits cercles et les mouvements rectilignes. Sans oublier de retourner de temps en temps dans le vagin. Il ne connaissait rien des goûts de Noémie. Il laissa tout de même son doigt glisser vers l’anus. Il avait en tête de commencer par le caresser à l’extérieur, puis, si elle ne l’empêchait pas de la faire, d’y glisser une ou deux phalanges afin de stimuler au mieux sa partenaire. Quelle ne fut pas sa surprise en constatant que l’entrée était obstruée par un plug anal. Celui-là, il ne l’avait pas vu venir. Quant à l’étroitesse vaginale qu’il avait constatée, il en comprenait l’origine. Sans rien dire, il rebroussa chemin.

De son côté, Noémie avait fait glisser la fermeture éclair du pantalon de Chris et glissé sa main dans son caleçon. Elle ne le branlait pas vraiment à pleine main. Elle promenait ses doigts le long de la verge, grattouillait le gland avec ses ongles, comme si elle voulait maintenir l’érection de Chris sans trop l’exciter.
Pour elle, par contre, c’était une autre histoire. Sa respiration s’était depuis longtemps accélérée puis avait laissé place à de petits gémissements. Elle appréciait vraiment ce que ce petit mec était en train de lui faire.
Quand les soubresauts commencèrent à secouer son corps tout entier, elle retira la main de Chris de sous sa jupe et vint sur lui, à califourchon. Un observateur aurait pu penser que Chris était en train de la pénétrer, et pourtant il n’en était rien : sa queue était toujours emprisonnée dans son caleçon. Le bassin de Noémie allait et venait d’avant en arrière comme si elle était empalée sur le membre raide alors qu’il n’en était rien. Elle lui susurrait à l’oreille.
Imagine que tu es en moi. Tu ramones ma petite chatte humide. Elle est bonne ta queue, j’aime ce que tu me fais. Continue. Baise-moi fort.
Les mains de Chris étaient cramponnées aux seins de Noémie. Ils ne les caressaient plus mais les malaxaient sans retenue. Juste avant de jouir, ils les abandonna et se cramponna aux hanches mobiles, plaquant le plus possible le bassin de Noémie contre le sien. Il sentit le liquide poisseux se répandre contre son ventre. Les yeux clos, il relâcha son étreinte et sentit Noémie descendre de sur lui et remonter sa fermeture éclair. Il était comme dans un état second. Jamais il n’avait eu la sensation de se faire ainsi baiser par une femme. Jamais les rôles n’avait été pour lui inversés à ce point.

Quand il reprit ses esprit, il était seul sur son banc. La belle dame avait disparu. Cela avait-il été réel ou bien avait-il tout imaginé ? Il baissa la tête et remarqua la tâche sur son pantalon. Ce n’était pas du sperme qui avait traversé mais la cyprine que Noémie avait abandonnée pendant leur folle chevauchée. Non, il n’avait pas rêvé.

Le lendemain, à la même heure, il était de retour dans le parc. Il avait les mains moites. Noémie serait-elle là ? Et si elle l’était, comment serait-elle vêtue ? Accepterait-elle de l’accompagner chez lui ou dans un hôtel afin qu’ils fassent vraiment l’amour ensemble ?
Sa déception fut immense quand il découvrit leur coin du parc vide. Il décida tout de même d’aller s’y asseoir ; peut-être arriverait-elle plus tard ? A moins qu’elle soit en train de l’observer, ne voulant pas arriver la première ? Il fit un tour sur lui-même mais la vit pas. C’est alors qu’il remarqua l’enveloppe posée sur le banc. Elle portait son prénom. Il l’ouvrit et lu.

Chris,

J’espère que cette courte lettre vous parviendra.
Je n’étais que de passage dans votre ville. Je tiens à vous dire combien j’ai apprécié ce moment que nous avons passé ensemble. Tant notre discussion que ce qui a suivi.
Il faut que vous sachiez aussi que durant tout ce temps, mon époux se trouvait à proximité, et qu’il nous a filmés. J’ai visionné la vidéo, elle est très réussie. J’espère qu’elle vous plaira. Elle sera prochainement mise en ligne sur le site Xhamster. Le nom de notre profil y est intim422a. N’ayez aucune crainte, votre visage y sera flouté afin de préserver votre anonymat. Le but n’est pas de vous nuire.
Ainsi, vous pourrez découvrir notre univers et nous suivre dans nos futures aventures et pérégrinations. Et garder le contact avec nous, si vous le souhaitez.

Tendrement et érotiquement.

Noémie (ou autre).

Chris ne put réprimer un sourire. A cela non plus, il ne s’était pas attendu.

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